top of page

Qui suis-je ?

  • 23 juin
  • 3 min de lecture

Se rencontrer soi-même : une étape essentielle pour construire des relations épanouies.


Savez-vous réellement qui vous êtes ?


La question paraît simple. Pourtant, elle déstabilise souvent davantage que les grandes interrogations existentielles. Car derrière cette apparente évidence se cache une réalité plus complexe : beaucoup d'entre nous ont passé leur vie à se définir à travers les autres.


Je pense notamment à ces personnes qui se sont mises en couple très jeunes. Elles sont passées de la maison familiale à la vie à deux, parfois sans jamais avoir connu cette expérience particulière d'être seules avec elles-mêmes. Elles ont appris à être fille ou fils, partenaire, conjoint(e), parent parfois. Mais ont-elles eu l'occasion de découvrir qui elles étaient en dehors de ces rôles ?


Lorsque cette question émerge en consultation, un silence s'installe souvent. Puis viennent les réponses hésitantes : « Je ne sais plus vraiment ce que j'aime », « Je me suis toujours adapté(e) aux autres », « Je ne sais pas ce qui me fait vibrer ». Et ce constat n'a rien d'anormal.


L'altérité nous construit, l'introspection nous révèle.


Notre manière d'être en relation se construit très tôt. Nous observons les relations autour de nous. Nous regardons nos parents s'aimer, se disputer, communiquer ou s'éviter. Nous intégrons inconsciemment des croyances sur l'amour, sur le couple, sur notre valeur et sur notre place dans le monde.


Nous nous construisons donc largement dans l'altérité, c'est-à-dire dans le regard et la présence des autres.


Mais la relation à soi obéit à une autre logique. Elle naît dans les moments de solitude choisie. Dans les instants où personne ne nous dit ce que nous devrions penser, ressentir ou vouloir. Elle se développe lorsque nous prenons le temps de nous demander : qu'est-ce qui me fait du bien ? Qu'est-ce qui m'émerveille ? Quels sont mes rêves ? Mes valeurs ? Mes aspirations profondes ?


Certaines personnes redoutent ces moments de face-à-face avec elles-mêmes. Elles remplissent leur agenda, multiplient les distractions, restent constamment occupées. Pourtant, apprendre à apprécier sa propre compagnie est l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse se faire. C'est là que l'on découvre souvent que sous les habitudes, les obligations et les attentes des autres se cache une personne infiniment plus riche et plus libre qu'elle ne l'imaginait.


Une relation de couple ne remplace jamais la relation à soi.


Paradoxalement, plus nous sommes connectés à nous-mêmes, plus nous sommes capables d'aimer l'autre sainement.


Lorsque nous ignorons qui nous sommes, nous risquons de demander au couple de répondre à toutes nos questions existentielles. Nous attendons parfois de l'autre qu'il nous définisse, nous rassure, nous donne une direction. La relation devient alors un lieu de dépendance plutôt qu'un espace de rencontre.


À l'inverse, lorsqu'une personne connaît ses besoins, ses limites, ses passions et ses aspirations, elle entre dans la relation avec davantage de liberté. Elle n'a plus besoin de se perdre pour aimer. Elle peut partager sa vie sans abandonner son identité.


C'est pourquoi, en thérapie, le travail sur le couple passe souvent par un retour vers soi. Car le « nous » le plus solide est toujours construit sur deux « je » capables d'exister pleinement.


Alors peut-être que la véritable question n'est pas : « Suis-je heureux(se) dans ma relation ? » Mais plutôt : « Quand ai-je pris le temps, pour la dernière fois, de me rencontrer vraiment ? ».






Thérapie de couple, accompagnement relationnel, sexothérapie, love coach, amour, libération émotionnelle, séparation

Commentaires


bottom of page